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Publié : 1er juin 2016

Jacob RIIS et Lewis HINE dénoncent la condition des enfants lors de la Révolution Industrielle

Jacob RIIS

Le début de la carrière de RIIS tourné vers le journalisme policier


Jacob Riis naît au Danemark. Faute de travail en lien avec ses études, il part pour l’Amérique en 1870. Il s’installe alors à New York, mais vit dans la misère plusieurs années. Après des années de petits boulots, il devient journaliste au New York Tribune et à l’Associated Press Bureau.
Au New York Tribune de 1877 à 1888, il s’occupe des enquêtes policières.
Ses enquêtes vont le mener vers les quartiers populaires et les taudis de New-York (Bayard Street). Il y rencontre des criminels, les migrants venus d’Europe et les membres d’associations de charité venant en aide à tous ces malheureux.

"La rue des Bandits" (Bandits roost, New-York Slum)

La découverte de ces lieux est un choc. Il va alors rencontrer des personnes luttant contre la pauvreté, mais aussi des fonctionnaires du ministère de la Santé.

"La pauvreté à Bayard Street"

RIIS consacre sa vie à montrer et à dénoncer la pauvreté des enfants des rues

Son temps libre est consacré à la collecte de fonds mais aussi à la sensibilisation des riches New-yorkais face à cette misère. Il soughaite aider les enfants à sortir de la misère et de la violence des rues.

"Mulburry Street"

Son militantisme le pousse à donner en 1888 une conférence sur ce sujet « Les Autres 50 % : comment ils vivent et meurent à New York » devant la Society of Amateur Photographers. Ses photos soutiennent ses propos et marquent le public.

Plusieurs livres seront édités afin de montrer cette misère.
Avec son ami Lewis HINE, ils vont mener une vraie campagne contre la misère et le travail des enfants. Pour eux, l’école est le seul et unique moyen de proposer une vie future décente aux enfants, de les sortir de la misère et du travail.

"L’école, un remède à la pauvreté et au travail des enfants"

Lewis HINE

Après des études de sociologie à Chicago, Lewis HINE commence sa carrière de photographe en photographiant l’arrivée des immigrants à Ellis Island.

En 1908, il travaille pour le National Child Labor Committee et part photographier le travail des enfants à travers les États-Unis lors de cette industrialisation que connaissent alors les tous jeunes États-Unis. Il va par ses photos dénoncer le travail de ces jeunes enfants.

Son investissement pour le magazine The Survey et aussi pour la Croix Rouge vont lui permettre de faire avancer ses idées.

"Vendeurs de journaux à minuit sur le Pont de Brooklyn"

Après la Première Guerre mondiale, il se consacre principalement à la photographie des travailleurs de l’industrie et à la construction de l’Empire State Building, qui donnera lieu à la publication de son livre Men at work en 1931.

Sa vie de photographe va être mise au service de la lutte contre le travail des enfants. Il a une approche sociale de son travail de photographe. Les enfants sont alors employés dans l’industrie du coton, dans les mines, dans les tissages...

"Fillette dans un tissage en Caroline"
"Garçons dans une mine de charbon"
"Garçons dans un tissage"

L’art au service d’une avancée sociale importante. Il rejoint RIIS, en expliquant que le seul et unique moyen de sortir les enfants de cette violence est de développer un vrai système éducatif.
Seule l’école obligatoire pourra éviter ce travail des enfants.

Il passe à la photo pour illustrer ces sujets et défendre des causes pour dénoncer l’exploitation des enfants. Il se fait engager par le comité national pour ces derniers.